La mort de l’ambassadeur LUCA ATTANASIO en RDC : l’ONU exige une enquête rapide

MONUSCO/Abel Kavanagh
La province du Nord-Kivu dans l’est de la RDC.

Trois personnes, dont l’Ambassadeur d’Italie, ont été tuées lundi à la suite d’une attaque par des éléments armés non identifiés au nord-est de Goma, dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), contre une délégation qui allait visiter un programme d’alimentation scolaire du Programme alimentaire mondial (PAM). 

Outre l’ambassadeur d’Italie en RDC, Luca Attanasio, les deux autres personnes décédées ont été identifiées comme étant, un membre de l’ambassade italienne et un chauffeur du PAM, a indiqué l’agence onusienne dans un communiqué de presse. Le PAM a précisé qu’un « certain nombre d’autres passagers voyageant avec la délégation ont été blessés au cours de l’attaque ».

L’attaque contre les deux véhicules a eu lieu à Kibumba, à 25 kilomètres au nord-est de Goma, dans la province du Nord-Kivu. Les deux premières victimes ont été tuées durant l’attaque, l’Ambassadeur Attanasio a reçu des soins d’urgence à l’hôpital de la Mission des Nations Unies en RDC (MONUSCO) à Goma où il a succombé à ses blessures, a précisé la MONUSCO dans un communiqué de presse.

Le PAM a déclaré qu’il collaborerait avec les autorités congolaises pour déterminer les détails de l’attaque, « qui a eu lieu sur une route qui avait préalablement obtenu l’autorisation de voyager sans escorte de sécurité ».

L’ONU demande une enquête rapide

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, et son Représentant spécial adjoint en RDC, David McLachlan-Karr, ont condamné avec la plus grande fermeté cette attaque.

M. Guterres a présenté ses plus sincères condoléances aux familles des défunts, ainsi qu’aux gouvernements d’Italie et de la RDC. Il a exprimé en outre sa pleine solidarité avec les collègues du PAM et toute l’équipe des Nations Unies dans le pays.

M. Lachlan-Karr, qui assure l’intérim à la tête de la MONUSCO, s’est dit « bouleversé par la mort de l’Ambassadeur Luca Attanasio, de l’un de ses collègues, ainsi que d’un collègue du Programme alimentaire mondial ». 

« Les responsables de cette attaque doivent être identifiés et poursuivis avec la plus grande détermination », a-t-il ajouté.

Le Secrétaire général a demandé au gouvernement congolais « d’enquêter rapidement sur cette attaque odieuse d’une mission conjointe des Nations Unies sur le terrain et de traduire les auteurs en justice », a dit son porte-parole, Stéphane Dujarric, dans un communiqué de presse. 

Le chef de l’ONU a réaffirmé que l’Organisation continuerait d’appuyer le gouvernement et le peuple congolais dans leurs efforts pour instaurer la paix et la stabilité dans l’est du pays.

Lors d’un point de presse à New York, le chef des opérations de paix des Nations Unies, Jean-Pierre Lacroix, s’est fait l’écho du message du Secrétaire général. Il a déclaré que l”ONU « appuiera l’enquête » qui sera menée concernant cette attaque.

M. Lacroix a rappelé que les Casques bleus ont payé un lourd tribut à la fin de l’an dernier et au début de cette année, avec sept Casques bleus tués en République centrafricaine en moins de deux mois et cinq Casques bleus tués au Mali.

« Cela met en évidence le fait que malgré tous les efforts que nous avons déployés et (…) qui ont abouti à une amélioration significative de la sûreté et de la sécurité de nos soldats de la paix, il y a beaucoup à faire », a-t-il ajouté, soulignant que les opérations de paix travaillent dans des environnements extrêmement difficiles. Avec ONU Info

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RDC : le mandat de la MONUSCO prorogé d’un an

TANZBATT 7/Ibrahim Mayambua
Des Casques bleus tanzaniens de la MONUSCO discute avec des civils congolais

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a approuvé la prorogation du mandat de la Mission de l’ONU en République démocratique du Congo (MONUSCO) pour une année supplémentaire.

Dans une résolution adoptée vendredi avec 14 voix pour et une abstention (Russie), les membres du Conseil de sécurité ont décidé de prolonger le mandat de la MONUSCO jusqu’au 20 décembre 2021, suivant ainsi la recommandation faite par le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, dans son dernier rapport sur la République démocratique du Congo (RDC).

La prorogation du mandat de l’opération de paix onusienne s’étend également à sa brigade d’intervention « à titre exceptionnel et sans créer de précédent ni aucun préjudice aux principes convenus du maintien de la paix », précise la résolution.

Le plafond des effectifs en uniforme de la MONUSCO est de 14.000 membres du personnel militaire, 660 observateurs militaires et officiers d’état-major, 591 policiers, et 1.050 membres des unités de police constituées. Un déploiement temporaire d’un maximum de 360 membres d’unités de police constituées est également autorisé à condition qu’ils soient déployés en remplacement du personnel militaire.

Le Conseil invite le Secrétariat des Nations Unies à envisager de réduire davantage le niveau de déploiement militaire et les zone d’opérations de la MONUSCO sur la base d’une évolution positive de la situation sur le terrain, en particulier dans les régions où la menace posée par les groupes armés n’est plus significative.

Les priorités stratégiques de la MONUSCO dans ce nouveau mandat sont centrées autour de deux objectifs : protéger les civils et appuyer la stabilisation et le renforcement des institutions étatiques en RDC ainsi que les principales réformes en matière de gouvernance et de sécurité. Dans sa résolution, le Conseil réaffirme que la protection des civils doit être prioritaire dans les décisions à prendre sur l’utilisation des capacités et des ressources disponibles.

Le Conseil exhorte par ailleurs la MONUSCO à travailler avec le Bureau de l’Envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU pour les Grands Lacs, Huang Xia, dans la recherche de solutions politiques pouvant mettre fin aux flux transfrontaliers de combattants armés, d’armes et de minerais issus de conflits qui menacent la paix et la stabilité en RDC.

Le texte de la résolution souligne également la nécessité de transférer progressivement les tâches de la MONUSCO au gouvernement de la RDC, à l’équipe de pays des Nations Unies et à d’autres parties prenantes concernées afin de permettre la « sortie responsable et soutenable » de l’opération de paix.

Avec ONU Info
 

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Nord-Kivu : un Journaliste porté disparu parmi des personnes kidnappées par des miliciens d’un groupe rebelle (JED)

Pius Manzikala, journaliste à Ruwenzori Voice  Radio (RVR)

Journaliste en danger (JED) exprime sa pensée solidaire envers la famille et les proches de Pius Manzikala, journaliste à Ruwenzori Voice  Radio (RVR) émettant à Mutwanga, territoire de Rutshuru, dans la Province du Nord-Kivu (Est de la RDC), qui a été enlevé, samedi 11 décembre 2020, ensemble avec plusieurs autres personnes par des hommes appartenant à un groupe rebelle dénommé Forces Démocrates et Alliés (ADF/MTM).

Selon les sources, Pius Manzikala ainsi qu’une vingtaine d’habitants de Kasusukumu- Nzenga, village situé à 5 Km de la Cité de Mutwanga, ont été kidnappés par ces hommes armés et la plupart d’entre eux sont encore pris en otage par leurs ravisseurs armés, alors que d’autres ont été tués et leurs corps retrouvés.

Selon un communiqué publié par Ruwenzori Voici Radio, ce lundi 14 décembre 2020, parmi les corps des victimes qui ont été retrouvés et conduits à la morgue de l’hôpital général de référence de Mutwanga, celui du journaliste Pius ne s’y trouvait pas.

Les responsables de Ruwenzori Voice Radio contactés par JED ont déclaré que Pius Manzikala n’avait reçu aucune menace liée à son travail de journaliste. Il animait des émissions de santé, de littérature et de culture générale.

Journaliste en danger (JED) exprime ses vives inquiétudes sur l’intégrité physique de ce journaliste, et se joint aux responsables de sa radio pour demander aux forces de sécurité locales de tout mettre en œuvre pour avoir de ses nouvelles.

La Rédaction

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RDC: le Chef de l’Etat annonce la création d’une Ecole de Guerre en 2021

Président de la République, Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO (Ph. Capture d’écran)

Le Chef de l’Etat, Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, a annoncé la création d’une Ecole de Guerre en 2021, fruit de la coopération bilatérale entre la RDC et la France, lors de son discours de l’état de la Nation, prononcé ce lundi 14 décembre devant les députés nationaux et les sénateurs, réunis en Congrès, au Palais du Peuple, à Kinshasa.

« J’annonce la création d’une école de guerre l’année prochaine en RDC. Les travaux de construction de l’Académie de Police vont commencer au début de l’année prochaine », a fait savoir le Chef de l’Etat.

Les FARDC seront dotées des moyens nécessaires pour les offensives et les dissuasions face aux forces négatives, a promis le Président de la République.

« La situation sécuritaire demeure toujours préoccupante dans l’Est et dans le nord-est de notre pays. Je vous appelle à soutenir mon action pour mettre fin à l’insécurité», a-t-il indiqué.

Le Président TSHISEKEDI, a aussi salué la reprise de la coopération avec les Etats-Unis et remercié la MONUSCO, la Brigade d’intervention des Nations unies et tous les partenaires pour leur soutien. MNK

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RDC: les Commandants de la 3ème Zone de Défense reçus ce jeudi par Félix-Antoine TSHISEKEDI

Chef de l’Etat avec les Commandants de la 3ème Zone de Défense (Ph.P.P)

Le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a échangé ce jeudi 10 décembre, avec une cinquantaine de Commandants de la 3ème Zone de Défense des FARDC, chargés des opérations, dans les Provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu, Maniema et de l’Ituri, indique la Presse Présidentielle.

Venus de la 3ème Zone de Défense opérant dans les Provinces du Nord et Sud-Kivu, du Maniema et d’Ituri, ces officiers ont remercié le Commandant suprême des FARDC en lui réaffirmant leur détermination de n’exécuter que ses ordres, précise la source.

S’adressant à ses invités, le Chef de l’État a déclaré : « Je vous ai invités pour vous écouter. Car, j’ai le souci de vous aider dans cette guerre où vos vies et celles de nos compatriotes sont en danger», souligne la même source.

TSHIBUABUA ISSA avec la Presse Présidentielle

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RDC : la Banque mondiale échangent avec les gouverneurs du Nord-Kivu, Sud-Kivu et de l’Ituri sur la mise en œuvre du programme DDR-C

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De gauche a droite Jean Bamanisa de l’Ituri, Carly Nzanzu Nord Kivu et Theo Ngwabije du Sud Kivu lors d’une réunion avec le 1er Ministre Ilunkamba, du 27 08 20 Photo primature

La mise en œuvre du programme de désarmement et démobilisation communautaire des ex-combattants (DDR-C) était au centre d’une rencontre mercredi 2 décembre à Goma entre les délégués de la Banque mondiale et les gouverneurs du Nord-Kivu, Sud – Kivu et celui de l’Ituri. Les protagonistes ont voulu définir des projets sociaux économiques de réinsertion communautaire des ex-combattants qui se rendent, en vue de pacifier ces provinces.  

A l’issue de la rencontre, le gouverneur du Sud-Kivu, Théo Ngwabije Kasi a souligné dans sa déclaration, la nécessité de l’approche de décentralisation de ce processus pour son efficacité. 

« Nous avons insisté sur un certain nombre de projets sociaux économiques, on a insisté sur les routes, les infrastructures, sur l’agriculture mais aussi les besoins sociaux, donc l’éducation, la santé, l’accès à l’eau potable et à l’énergie », a-t-il expliqué.

Théo Ngwabije Kasi a indiqué que le projet est encore dans sa phase des discussions parce que les partenaires attendent, sur le plan institutionnel, que le programme DDR soit formalisé par une ordonnance du Président de la République

« [C’est avec ce document] que nous aurons une coordination qui dépend du Chef de l’Etat, mais aussi et surtout nous insistons sur la responsabilisation et l’implication des autorités provinciales en l’occurrence les gouverneurs des provinces », a détaillé le gouverneur du Sud-Kivu.

Pour lui, les problèmes de sécurité se passent principalement dans les provinces.  

Il rapporte que la Banque mondiale a promis d’appuyer ce programme. « Cet engagement a été fait depuis Washington », ajoute Théo Ngwabije Kasi. 

Cette réunion est l’une retombées de la visite de travail du Chef de l’Etat accompagné de ces trois gouverneurs à Washington, il y a quelques mois. Une visite au cours de laquelle le Président de la République avait obtenu un financement de la Banque mondiale pour la matérialisation de ce processus, dit le gouverneur Théo Ngwabije. Avec Okapi.net

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RDC: les FARDC et la PNC renouvèlent leur loyauté au Chef de l’Etat

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Le Président de la République posant en photo de famille avec les FARDC et la PNC (Ph. P.P)

Les 70 officiers généraux et supérieurs de FARDC et 64 de la Police Nationale Congolaise (PNC), ont renouvelé leur loyauté et leur fidélité au Chef de l’Etat, Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, commandant suprême de ces deux corps, mardi 1er décembre, au Palais de la Nation, rapporte la Presse Présidentielle.

C’était au cours d’une causerie morale qu’il a tenue à leur intention, pour leur rappeler le sens de leur serment sous le drapeau, suivie d’un échange qui a duré environ quatre heures.

Dans un message intitulé « La loyauté inébranlable », et lu par le Général-Major, Léon KASONGA, les FARDC et la PNC ont envoyé un signal clair au Président de la République et à l’ensemble de la Nation : « Redevables vis-à-vis de la population dont elle est l’émanation, ces de corps de la défense et de la sécurité rassurent votre Suprême Autorité qu’aucune campagne de séduction de quelque nature que ce soit ne viendra ébranler notre engagement citoyen et notre détermination à demeurer apolitiques, nationales et républicaines.

“Face aux vicissitudes politiques et langagières de ce moment, rassurez-vous, Excellence Monsieur le Président de la République, nous allons demeurer apolitiques. Notre mission est la protection du Chef de l’Etat, la population, ainsi que leurs biens et l’intégrité du territoire national”.

Parmi les officiers généraux et supérieurs reçus mardi par le Président de la République, se trouvaient ceux de l’Etat-Major Commandement des Forces armées, de l’Etat-Major Commandement de la Police Nationale, des Commandants des zones de défenses et leurs Etats-Majors, des Régions Militaires, des Groupes et Bases des Forces Navales et Aériennes, des Inspecteurs Divisionnaires Provinciaux et des Inspecteurs de différents Services et structures de la PNC.

Jonas BATUASSA

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Ituri : 12 personnes tuées dans une double attaque par des hommes armés à Djugu et Mambasa

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Un village du territoire de Djugu, le 1er juillet 2019. Photo Présidence RDC.

Au moins douze personnes ont péri dans une double attaque par des hommes armés, perpétrée lundi 30 novembre attribuée à des hommes armés dans les territoires de Djugu et de Mambasa en Ituri. Selon des sources locales, ce sont des éléments du groupe armé CODECO et des rebelles Maï-Maï qui ont commis ces meurtres, selon Okapi.net.  

Parmi les victimes figurent des enfants ainsi que des femmes. D’autres civils ont été pris de force pour transporter des biens pillés par ces inciviques. 

Dans la première attaque survenue dans la chefferie de Bahema Badjere en territoire de Djugu, neuf personnes ont été assassinées par des hommes armés identifiés par des témoins comme étant des miliciens de la CODECO.  

Ces tueries ont eu lieu lundi vers 23 heures locales à Mblé-mblé, Bando et Tsa, trois groupements de la même chefferie. Les victimes ont été criblées de balles avant d’être découpées à la machette, affirme le président de la société civile de Bahema Badjere, Désiré Malodra. 

Parmi ces personnes tuées, on retrouve trois femmes et six enfants. Trois personnes grièvement blessées ont été évacuées par les casques bleus bangladais de la MONUSCO à l’hôpital de Bule, ajoute Désiré Malodra.  

Des habitants qui avaient regagné leurs villages à la suite de l’accalmie observée ont de nouveau rejoint le site des personnes déplacées de Bule. 

Dans le territoire de Mambasa, trois personnes sont mortes lundi, dans une attaque des rebelles Maï-Maï.  

Ces derniers ont fait incursion dans un site d’exploitation d’or tenu par des Chinois. Lors de l’accrochage avec des soldats, deux assaillants ont été tués et un civil a succombé après avoir été touché par une balle perdue, expliquent des témoins. 

Ils ajoutent que sept autres personnes dont cinq femmes, ont été prises de force pour transporter les biens pillés. 

Avec Okapi.net

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Beni : « Seule, la guerre n’amène pas la paix, la justice doit aussi faire son travail », selon Leïla Zerrougui

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Mme Leïla Eerrougui, représentante du SG de l’ONU en RDC (Ph. Okapi.net/Archives)

« Seule, la guerre n’amène pas la paix. La justice doit aussi faire son travail et tout le monde doit s’y impliquer », a déclaré mercredi 11 novembre, la cheffe de la MONUSCO, Leïla Zerrougui. A la sortie de l’audience que lui a accordée le maire de la ville de Beni (Nord-Kivu), elle pense qu’en plus des opérations militaires, tout le monde à son niveau est appelé à œuvrer pour la paix en décourageant toutes les antivaleurs pour y arriver. 

« Ce qui est en train de se passer dans cette zone [de Beni], il y a beaucoup de choses à faire pour ramener la paix. Il n’y a pas que la guerre, qui ramène la paix. Il y a aussi le travail de la justice, il y a aussi le travail de la police, il y a les projets qui ramènent le développement, réconcilier les communautés qui ne vivent pas ensemble… beaucoup de chose qu’on doit faire, ramener le développement c’est aussi un volet de ramener la paix », a conseillé Mme Zerrougui. 

Elle a fait remarquer que des groupes armés étrangers survivent depuis des années dans la zone de Beni. 

« C’est qu’il y a de la complicité », a-t-elle estimé, tout en appelant tout le monde à travailler « pour identifier leurs responsables. » 

« Ceux qui ne le veulent pas, il faut mettre de la pression sur eux, il faut mener des opérations contre eux, les étrangers doivent rentrer chez eux, les Congolais, s’ils ont fait quelque chose de mal, qu’ils répondent devant la justice. Et après ils subiront leurs peines ou sinon, ils subissent les opérations militaires », a ajouté la représente spéciale du secrétaire général de l’ONU en RDC, Leïla Zerrougui.  Avec Okapi.net

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En Libye, l’ONU salue la détermination des belligérants à mettre en œuvre le cessez-le-feu

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Photo MANUL
Stephanie Williams, Représentante spéciale par intérim du Secrétaire général pour la Libye, participe à une réunion de la Commission militaire mixte libyenne à Ghadames, en Libye.

Les parties belligérantes libyennes se sont réunies sous l’égide de l’ONU dans le cadre de la Commission militaire mixte du 2 au 4 novembre dans la ville de Ghadamès, dans l’ouest de la Libye.

L’objectif de cette réunion entre les représentants militaires du Gouvernement d’accord national et du groupe armé appelé l’Armée nationale libyenne – la première organisée sur le territoire libyen – était de discuter des modalités de mise-en-œuvre du cessez-le-feu.

Après quatre rounds de négociations organisées depuis février, les délégations des deux parties libyennes avaient signé le 23 octobre dernier, à Genève, un accord de cessez-le-feu. Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, et le Conseil de sécurité des Nations Unies avaient salué cet accord et appelé les parties signataires à respecter leur engagement envers ce cessez-le-feu.

« Nous pouvons voir les avantages, les fruits du travail de la Commission militaire mixte sur le terrain ici en Libye », s’est félicitée la Représentante spéciale par intérim du Secrétaire général de l’ONU en Libye, Stephanie Williams, lors d’une conférence de presse mardi.

Selon la Représentante spéciale, toutes les installations pétrolières sont désormais ouvertes, tout comme la production de pétrole. La National Oil Corporation a déjà signalé que la production journalière est de 800.000 barils par jours. « Nous travaillons à la reprise des vols pour permettre aux habitants du sud d’avoir une connexion avec d’autres villes de Libye », a-t-elle ajouté, constatant également l’échange continu de détenus depuis la signature de l’accord de cessez-le-feu.

Pour Mme Williams, la réunion de Ghadamès « est le début d’un processus qui va exiger de la détermination, du courage, de la confiance et beaucoup de travail ». La Représentante spéciale qui dirige également la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL) a noté la « détermination » des deux parties réunies au sein de cette Commission militaire mixte à mettre en œuvre l’accord de cessez-le-feu.

L’accord de cessez-le-feu conclu à Genève le mois dernier prévoit un calendrier pour le départ des mercenaires et des forces étrangères du territoire libyen. « Nous avons maintenant des discussions détaillées sur le mécanisme de surveillance pour tout cela, mais il y a une demande souveraine libyenne claire [à cet égard] en ce moment que nous avons vue dans l’accord de cessez-le-feu lui-même », a dit Mme Williams.

« Le fardeau, la responsabilité incombe aux pays et aux éléments qui sont responsables d’amener ces mercenaires et ces forces en Libye », a-t-elle dit. « Ils doivent respecter la demande libyenne », a-t-elle insisté.
L’envoyée de l’ONU a souligné que « l’extrême confiance » dans la capacité des parties à travailler ensemble doit désormais se traduire par des avancées sur le terrain, notant qu’il reste encore beaucoup de travail à faire.

Pourparlers politiques le 9 novembre à Tunis

Parallèlement aux négociations militaires, les parties libyennes doivent réamorcer des pourparlers politiques. Un Forum de dialogue politique inter-libyen doit se tenir le 9 novembre à Tunis, la capitale de la Tunisie.
« Nous devrons travailler avec les 75 participants (du Forum) sur une feuille de route politique tournée vers l’avenir avec comme objectifs clés la programmation des élections nationales », a dit Mme Williams.

La Représente spéciale a émis l’espoir de voir « l’esprit et le sens des responsabilités » constatés au sein de la Commission militaire mixte se refléter dans le dialogue politique. « Ce que nous demandons, c’est que la classe politique (libyenne) atteigne le niveau de responsabilité que nous avons vu présentement au sein de la Commission militaire mixte », a-t-elle dit.

« Nous savons que des jeux se jouent maintenant, nous voyons les manœuvres tout autour de nous de ce que nous appelons le parti du ‘statu quo’. Cela ne fonctionnera pas », a-t-elle prévenu.

Pour la Représentante spéciale, fixer fermement la feuille de route pour des élections nationales est l’objectif premier du Forum de Tunis. « C’est la seule façon dont le peuple libyen peut restaurer sa souveraineté et exercer son droit d’élire ses représentants », a-t-elle souligné.

« Les Libyens peuvent organiser des élections; nous avons vu éclore la démocratie au niveau municipal et nous devons le voir au niveau national », a-t-elle conclu. Avec ONU Info

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