La justice sociale s’applique aussi à l’économie numérique, rappelle l’ONU

PNUD Mauritanie/Freya Morales
Les progrès de la technologie ont aidé ce centre d’emploi de Nouakchott, en Mauritanie, à toucher davantage de demandeurs d’emploi.

A l’occasion de la Journée mondiale de la justice sociale (20 février), les Nations Unies appellent à surmonter la fracture numérique accentuée par la crise de la Covid-19 et à coordonner la réglementation du travail sur les plateformes numériques.

L’économie numérique est en train de transformer le monde du travail. Au cours de la dernière décennie, l’expansion de la connectivité à haut-débit, de l’informatique en nuage et des données a entraîné la prolifération des plateformes numériques, qui ont pénétré plusieurs secteurs de l’économie et des sociétés.

Depuis le début de l’année 2020, les conséquences de la pandémie de Covid-19 ont conduit à la mise en place de dispositifs de travail à distance et ont permis la poursuite de nombreuses activités commerciales, renforçant encore la croissance et l’impact de l’économie numérique. La crise a également mis à nu et exacerbé la fracture numérique croissante au sein des pays développés et en développement, notamment en ce qui concerne la disponibilité, le caractère abordable et l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) et l’accès à l’internet, ce qui a creusé les inégalités existantes.

Si les plates-formes numériques offrent aux travailleurs des possibilités de générer des revenus et des avantages liés à des modalités de travail flexibles, notamment pour les femmes, les personnes handicapées, les jeunes et les travailleurs migrants, elles présentent également certains défis. Pour les travailleurs, ceux-ci concernent la régularité du travail et des revenus, leur droit à des conditions de travail équitables, à la protection sociale et à un niveau de vie adéquat, l’utilisation des compétences et le droit de former des syndicats ou d’y adhérer. Les pratiques de surveillance algorithmique, qui s’ajoutent dans certains cas à la surveillance du lieu de travail, sont également une préoccupation croissante.

Coordonner la réglementation du travail sur les plateformes numériques

Les conséquences de la pandémie de Covid-19 exposent les risques et les inégalités des travailleurs engagés dans des plates-formes de travail géolocalisées. Pour les entreprises traditionnelles, les défis comprennent la concurrence déloyale des plateformes, dont certaines ne sont pas soumises à la fiscalité conventionnelle et à d’autres obligations en raison de leur nature nouvelle, notamment en ce qui concerne leur main-d’œuvre. Un autre défi pour les entreprises traditionnelles est le montant du financement nécessaire pour s’adapter continuellement aux transformations numériques, en particulier pour les petites et moyennes entreprises, et la disponibilité insuffisante d’une infrastructure numérique fiable dans les pays du Sud.

Les réponses réglementaires de nombreux pays ont commencé à aborder certaines des questions liées aux conditions de travail sur les plateformes de travail numériques. Toutefois, un dialogue et une coordination politiques au niveau international sont nécessaires, car ces plateformes de travail opèrent dans de multiples juridictions. La promotion d’un dialogue et d’une coordination politiques multipartites aux niveaux national, régional et international est également essentielle pour garantir la sécurité réglementaire et l’applicabilité des normes de travail universelles, étant donné la diversité des réponses des pays et des entreprises de plateformes.

Cette année, la commémoration de la Journée mondiale de la justice sociale soutient les efforts de la communauté internationale dans la recherche de solutions pour atteindre le développement durable, l’éradication de la pauvreté, la promotion du plein emploi et du travail décent, la protection sociale universelle, l’égalité des sexes et l’accès au bien-être social et à la justice pour tous. Elle vise donc à encourager le dialogue avec les États membres, les institutions des Nations unies concernées et d’autres parties prenantes sur les actions nécessaires pour surmonter la fracture numérique, offrir des possibilités de travail décent et protéger le travail et les droits de l’homme à l’ère moderne des technologies numériques.

Qu’est-ce que la justice sociale ?

La justice sociale est fondée sur l’égalité des droits pour tous les peuples et la possibilité pour tous les êtres humains sans discrimination de bénéficier du progrès économique et social partout dans le monde. Promouvoir la justice sociale ne consiste pas simplement à augmenter les revenus et à créer des emplois. C’est aussi une question de droits, de dignité et de liberté d’expression pour les travailleurs et les travailleuses, ainsi que d’autonomie économique, sociale et politique. ONU Info

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Denise Nyakeru remet des certificats et kits agricoles à 90 femmes agricultrices

Denise Nyakeru Tshisekedi remettant les certificats aux femmes agricultrices (Ph.DT)

La Première Dame de la RDC et présidente de la Fondation qui porte son nom,  Denise Nyakeru Tshisekedi, a remis jeudi, des certificats et kits de démarrage d’activités économiques à 90 femmes agricultrices et entrepreneures ayant suivi la formation du programme Agriculture, femmes et développement durable (AgriFeD) de l’ONU/Femmes sur la production et la transformation du manioc dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles.

Selon le service de communication de la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi (FDNT), les participantes, regroupées en trois cohortes de 30, ont suivi une formation au Centre AgriFeD situé à l’Université de Kinshasa.

Ce programme, poursuit la source, vise l’autonomisation économique des femmes rurales à travers des systèmes de productions agricoles durables et résilients aux changements climatiques.

La formation a couvert toutes les étapes nécessaires à la culture des plantes de manioc, comme le choix de la bonne terre et la lutte contre les maladies, leur transformation en farine panifiable ou amidon, et la production de produits innovants et nutritifs comme le pain, les spaghettis, les beignets et gâteaux (cakes), souligne la source, ajoutant que la farine panifiable de manioc est capable de remplacer la farine de blé dans la boulangerie et la pâtisserie.

«Le programme AgriFeD sur le manioc équipe les femmes rurales ou entrepreneures qui veulent diversifier leur production. Il forme aussi des survivantes de violences ou des femmes fragilisées afin qu’elles puissent se reconstruire en commençant une activité génératrice de revenus pour leur famille», soutient la source.

Pour rappel, l’ONU/Femmes est l’entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes.

Dans son Centre AgriFeD situé à l’Université de Kinshasa, les Congolaises apprennent des nouvelles méthodes de production et de transformation durable. Les formations du programme AgriFed sont dispensées par le Réseau congolais des acteurs de l’innovation (RCAI) avec le soutien financier de l’Ambassade de Suède.

La Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi (FDNT) vise à contribuer à une société congolaise dynamique où la femme sera libre, forte, valorisée et apportera du progrès et un regard innovant autour des valeurs de travail, d’éthique, de patience ainsi que de persévérance. Ses quatre piliers sont la santé, l’éducation, la lutte contre les VBG et l’autonomisation de la femme. ACP

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Le Projet d’Appui au Développement Intégré de l’Economie Rurale déjà en exécution dans six provinces de la RDC

Le Premier Ministre échangeant avec le Ministre du Développement Rural (Ph. CELCOM/Primature)

Le Premier Ministre, Sylvestre ILUNGA, s’est entretenu ce jeudi 26 novembre, à la Primature avec le Ministre du Développement Rural, Guy MIKULU POMBO, venu lui faire rapport de l’état de mise en œuvre de différents projets qui s’exécutent dans son Ministère, selon le service de presse du Premier Ministre.

Il s’agit notamment du Projet d’Appui au Développement Intégré de l’Economie Rurale (PUADER), financé par la Banque Africaine du Développement (BAD) à hauteur 49 millions USD.

Ce projet, lancé par le Premier Ministre pour but de booster l’économie rurale, s’exécute déjà dans six provinces, àsavoir, Kwango, Kwilu, Mai-Ndombe, Kasaï, Kasaï Central et Kasaï-Oriental.

Les travaux de réhabilitation et de cantonnage manuel, financés par le Fonds d’Entretien Routier (FONER), évoluent normalement dans toutes les Provinces du Centre et celles de l’Ouest du pays. Il ne reste que la passation des marchés pour la partie de l’ex- Province Orientale et le Grand-Kivu.

Le Premier Ministre a donné des instructions fermes et précises quant à l’exécution et l’aboutissement de tous ces projets d’intérêt communautaire, indique la source.

Jonas BATUASSA

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Le chef de l’ONU plaide pour un ‘New Deal’ au niveau international

PNUD Colombie/Jurany Carabani
Le PNUD, le CRIC, le gouvernement du Cauca et le médiateur du peuple ont organisé la livraison de matériel de biosécurité, de masques faciaux et de kits alimentaires aux communautés autochtones du Cauca, en Colombie

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a une nouvelle fois plaidé mardi pour un ‘New Deal’ au niveau international et un Nouveau contrat social au niveau national pour répondre à la crise déclenchée par la pandémie de Covid-19.

Ces derniers mois, le chef de l’ONU a encouragé les Etats à développer un Nouveau contrat social au niveau national avec un fort accent mis sur l’éducation, l’accès à la nouvelle économie numérique, et de nouvelles mesures en matière de protection sociale et de travail équitable.

« Nous avons également besoin d’un ‘New Deal’ global au niveau international », a-t-il dit lors d’une table ronde réunissant des économistes sur l’économie mondiale et le développement durable. « Le pouvoir, les ressources et les opportunités doivent être mieux partagés au niveau mondial – et les mécanismes de gouvernance doivent mieux refléter les réalités d’aujourd’hui ».

« Si vous regardez le Conseil de sécurité des Nations Unies ou même les institutions de Bretton Woods (Fonds monétaire international, Banque mondiale), il est clair que la participation et les droits de vote sont toujours beaucoup plus liés à ce que nous étions dans le passé qu’aux réalités géostratégiques et économiques du monde d’aujourd’hui », a-t-il ajouté.

Et en même temps, il faut aussi, selon M. Guterres, intégrer les principes du développement durable dans toutes les prises de décision afin que la reprise de l’économie mondiale se fasse de manière à assurer un développement inclusif pour tous.

Le Secrétaire général a rappelé que le monde connaît actuellement une crise sans précédent, qui est l’occasion de faire des changements « réels, fondamentaux et nécessaires ».

Plus d’un million de personnes sont mortes de la pandémie de Covid-19 ; plus de 100 millions de personnes ont sombré dans l’extrême pauvreté ; la faim a doublé ; les famines se profilent ; les inégalités se creusent ; la perturbation de l’éducation risque de créer une ‘génération perdue’ ; les inégalités entre les sexes se creusent ; les pays en développement sont au bord de la ruine financière, a-t-il noté.

Face à cette situation, le chef de l’ONU a proposé une liste des mesures à prendre :

•    Nous avons donc besoin d’une solidarité mondiale et d’une coordination mondiale. « Il y a deux jours, au sommet du G20, j’ai lancé un SOS pour les besoins des pays en développement », a-t-il rappelé.
•    Nous devons également mobiliser les financements pour bâtir l’avenir et mettre les économies sur une voie durable.
•    Nous devons aligner tous les efforts de relance sur le Programme de développement durable à l’horizon 2030 et l’Accord de Paris sur le changement climatique.
•    Nous devons mettre en œuvre les mesures nécessaires – en matière de protection, de requalification – pour une transition juste vers de bons et nouveaux emplois verts. Avec ONU Info

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Fibre optique en RDC : Augustin KIBASSA en Egypte pour les derniers réglages avant le lancement des travaux

Le ministre des Postes,  Télécommunications et Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (PTNTIC), Augustin Kibassa Maliba, en compagnie du président de l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications, Christian Katende, s’est entretenu, le week-end au Caire, dans la capitale égyptienne, où ils séjournent depuis le 18 novembre passé, avec les responsables investisseurs de Benya Capital, au sujet des derniers réglages avant le lancement des travaux de déploiement de 16.000 Km de fibre optique, prévu en début de l’année 2021 en République Démocratique du Congo (RDC).

Le ministre des PTNTIC a, devant l’équipe de Eng. Ahmed Mekky Chairman & CEO de Benya Capital, exprimé sa satisfaction du déroulement des discussions avant de saluer le sérieux et la détermination de ses partenaires.

Il a aussi exprimé son souhait de voir les deux parties passer à l’étape suivante celle du lancement des travaux proprement dits.

Le président de l’ARPTC, Christian Katende, s’est, pour sa part, dit heureux de participer à ces discussions avant de féliciter Benya Capital dans son engagement d’accompagner la RDC dans son programme de développement numérique.

Il sied de signaler que cette rencontre est la suite des discussions entamées depuis le mois de janvier 2020 lors du premier voyage du ministre Kibassa en Egypte.

Pour rappel, le mardi 20 octobre 2020, il avait reçu dans son cabinet de travail à Kinshasa, des techniciens égyptiens venus faire la projection du projet et expliquer les différentes étapes qui ont conduit aux choix des axes et tracés pour le déploiement des 16.000 Km du réseau fibre optique en RDC.

En Égypte, le ministre des PTNTIC et le président de l’ARPTC vont visiter la 24ème édition de Cairo ICT 2020, l’International Télécommunication, Salon et forum des technologies de l’information et de la radiodiffusion pour le Moyen-Orient et l’Afrique qui se tiendra du 22 au 25 novembre, au Centre international des expositions d’Egypte (EIEC), sous le haut patronage du Président égyptien Abdel Fattah EI-Sisi. Le thème et le slogan de cette année pour cet événement est « The Big Reset »Avec ACP

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Covid-19 : la pandémie risque d’entraîner 130 millions de personnes supplémentaires dans l’extrême pauvreté (CNUCED)

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© UNICEF/Fazel
La COVID-19 a poussé des millions de personnes à travers le monde dans la pauvreté. Selon l’UNICEF, de nombreuses familles connaissent des niveaux de privation sans précédent

La crise économique provoquée par le nouveau coronavirus pourrait être la plus dévastatrice de ces dernières décennies, avec un produit intérieur brut (PIB) mondial qui devrait se contracter de 4,3% en 2020, selon les dernières prévisions de la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED), publiées jeudi 19 novembre.

Le rapport de la CNUCED prévoit une reprise mondiale de 4,1% en 2021. Mais d’ici là, le taux mondial d’extrême pauvreté devrait augmenter en 2020, mettant en lumière les conséquences aggravantes de la pandémie de coronavirus sur la réduction de la pauvreté. 

Selon l’agence onusienne, les inégalités et les vulnérabilités vont s’aggraver à mesure que les effets de la pandémie ruinent les progrès réalisés en matière de lutte contre la pauvreté, sans compter les autres objectifs du développement durable.

Pour la première fois en plus de vingt ans, la pauvreté globale augmente depuis les chiffres alarmants notés lors de la crise financière de 1998. Selon la CNUCED, le taux de pauvreté mondiale était de 35,9% en 1990. En 2018, il était descendu à 8,6%, mais il a déjà atteint 8,8% cette année et devrait augmenter en 2021. 

L’organisation même de l’économie mondiale est en partie responsable de l’impact disproportionné sur les plus pauvres, qui ne disposent pas des ressources nécessaires pour résister à des chocs tels que la Covid-19, explique le rapport.

Le document constate que l’impact de la pandémie est asymétrique au détriment des plus vulnérables, tant à l’intérieur des pays qu’entre eux, touchant de manière démesurée les ménages à faible revenu, les migrants, les travailleurs du secteur informel et les femmes.

Des réponses inégales face aux filets de sécurité

Parmi les pays en développement, l’impact devrait être sévère en Afrique et dans les pays les moins avancés (PMA). Le continent africain représente environ 13% de la population mondiale, mais devrait représenter plus de la moitié de l’extrême pauvreté mondiale en 2020. Les PMA, dont beaucoup se trouvent en Afrique, représentent environ 14% de la population mondiale et devraient représenter 53% de l’extrême pauvreté mondiale en 2020.

Le coronavirus a transformé  une crise sanitaire globale en un choc économique mondial qui a frappé les personnes les plus vulnérables le plus durement

De plus, les disparités causées par la crise de la Covid-19 sont flagrantes. La production et la distribution du vaccin souligneront « probablement la capacité limitée » de la plupart des pays en développement, y compris des PMA, à répondre à cette crise.  

« Gagnant rapidement du terrain en dépit des frontières, profitant des autoroutes de la mondialisation, la propagation du virus a bénéficié des interconnexions qui sous-tendent l’économie globalisée et a joué de ses faiblesses », a déclaré Mukhisa Kituyi, Secrétaire général de la CNUCED.

«Par exemple, le rapport souligne que les dépenses budgétaires supplémentaires médianes par habitant pour la relance budgétaire, ou pour compenser diverses exonérations, dans les pays développés et les économies en transition, est de 1.365 dollars depuis l’épidémie, contre seulement 18 dollars dans les pays les moins avancés et 76 dollars dans les autres pays en développement. 

« Le coronavirus a transformé « une crise sanitaire globale en un choc économique mondial qui a frappé le plus durement les personnes les plus vulnérables », a ajouté M. Kituyi.

Les pays européens ne sont pas épargnés

Or la plupart des pays pauvres n’ont tout simplement pas les filets de sécurité nécessaires pour soutenir leurs populations. Le rapport estime qu’environ 80 % des travailleurs en Afrique subsaharienne et près de 85 % des travailleurs dans les PMA n’ont accès à aucune protection sociale ni à aucun programme de soutien à l’emploi. 

D’une manière générale, le chef de la CNUCED note que la pandémie de Covid-19 a « gravement sapé l’économie mondiale, avec de lourdes conséquences pour tous ». 

A ce sujet, les économies développées devraient être plus touchées cette année que les pays en développement, avec respectivement -5,8% et -2,1%, et doivent s’attendre à une reprise plus faible en 2021, avec +3,1% contre +5,7%. 

Les États-Unis devraient connaître une croissance négative, soit -5,4%.  C’est dans la zone euro que le recul sera le plus marqué au monde. Jamais autant de pays n’ont connu simultanément une telle récession.  C’est le cas de l’Italie qui devrait ainsi connaître une croissance négative importante à -8,6%. La France est à -8,1%, l’Allemagne à -4,9% et le Royaume-Uni à -9,9%.

Dans le même temps, la Chine et la République de Corée devraient cette année, toutes deux, connaître une croissance positive, quoique faible, avec respectivement +1,3% et +0,1%.

La zone euro que le recul sera le plus marqué au monde. Jamais autant de pays n’ont connu simultanément une telle récession.

La CNUCED décrit aussi une cartographie des effets de la crise sur le commerce mondial, les investissements, la production, l’emploi et sur les moyens de subsistance des individus. En effet, la pandémie a eu un effet disproportionné sur deux secteurs en particulier – le tourisme et le secteur des micro, petites et moyennes entreprises – qui emploient des personnes issues de groupes vulnérables.

Plaidoyer pour une disponibilité des terres arables inexploitées en Afrique 

En outre, les pays qui sont à la fois dépendants des importations alimentaires et des revenus du tourisme devraient être parmi les plus sévèrement touchés en ce qui concerne la sécurité alimentaire. En tant que deuxième groupe de pays le plus dépendant des importations alimentaires, les petits États insulaires en développement pourraient ainsi perdre leur capacité à importer des denrées alimentaires, en raison de la baisse des devises étrangères provenant du secteur du tourisme.

Plus largement, la CNUCED prévient qu’un vaccin viable n’arrêtera pas la propagation des dommages économiques, qui se feront sentir longtemps dans l’avenir, en particulier chez les plus pauvres et les plus vulnérables. 

Mais pour atténuer de tels scénarios catastrophes, l’Agence onusienne estime que certains pays doivent « stimuler la production alimentaire locale, partout où cela est viable ».

L’Afrique, par exemple, a dépensé environ 70 milliards de dollars en 2018 pour les importations alimentaires, bien que le continent dispose de plus de terres arables sous-utilisées que tout autre continent, estimées entre 198 et 446 millions d’hectares.

Des pays tels que la République démocratique du Congo, la Tanzanie et la Zambie comptent parmi les pays les mieux dotés en termes de disponibilité de terres arables inexploitées.

« Tirer parti de son potentiel permettrait non seulement à l’Afrique de réduire sa facture d’importation de produits alimentaires, mais aussi d’assurer une plus grande sécurité alimentaire au niveau régional », insiste la CNUCED, qui ajoute que la future zone continentale africaine de libre-échange a le potentiel de fournir ce mécanisme nécessaire à la transformation et la distribution alimentaire dans la région.

Une feuille de route pour une meilleure relance

Sur un autre volet, le rapport appelle à un renforcement de l’aide internationale, qui consisterait notamment à alléger la dette de nombreux pays pauvres. Cela les aiderait à disposer d’une marge de « manœuvre budgétaire nécessaire pour faire face aux conséquences économiques de la pandémie sur leurs populations ». 

Malgré de sombres perspectives, il est encore possible de transformer la crise de la Covid-19 en un chapitre positif qui fera émerger un avenir plus inclusif, plus résilient et plus durable

L’organe onusien propose également une feuille de route pour un développement du commerce et des économies plus inclusif, en redessinant les réseaux de production à l’échelle mondiale.

« La Covid-19 a été douloureuse et a changé le cours des choses. Mais cette pandémie est aussi le catalyseur d’un changement nécessaire », a détaillé M. Kituyi, prônant une « réorganisation des réseaux de production mondiaux et un renforcement de la coopération multilatérale ».

Mais selon la CNUCED, tout dépendra des politiques adoptées et de la capacité à les coordonner, tant au niveau international que national.

« Ainsi, malgré de sombres perspectives, il est encore possible de transformer la crise de la Covid-19 en un chapitre positif pour les Nations Unies et qui fera émerger un avenir plus inclusif, plus résilient et plus durable », a conclu M. Kituyi. ONU Info

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Au Forum de Paris sur la paix, Guterres appelle à mobiliser les financements nécessaires pour un développement durable

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Le Secrétaire général de l’ONU António Guterres ( Ph. ONU/Eskinder Debebe )

Lors de la troisième édition du Forum de Paris sur la paix, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé jeudi la communauté internationale à mobiliser les financements nécessaires pour réaliser les Objectifs de développement durable (ODD) et les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat.

« Cette année, alors que la pandémie (de Covid-19) et la crise associée affectent les vies et les moyens de subsistance dans le monde, nous célébrons le cinquième anniversaire de l’Accord de Paris et de l’adoption des Objectifs de développement durable », a noté M. Guterres dans un message vidéo diffusé au Sommet ‘Finance en commun’ organisé dans le cadre du forum.

« Notre responsabilité partagée est claire : redoubler d’efforts pour sortir de la crise économique et sociale et se mettre sur la bonne voie pour atteindre les ODD et construire un avenir durable, inclusif et résilient », a-t-il ajouté.

Selon le chef de l’ONU, cela exigera une mobilisation sans précédent de tous. « La solidarité mondiale est impérative pour vaincre le virus et mieux récupérer », a-t-il dit, se disant encouragé par le nombre croissant de pays qui s’engagent à atteindre l’objectif de zéro émission nette de gaz à effet de serre.

« Cette coalition de gouvernements, rejointe par de nombreuses villes et entreprises, se renforce parce que les dirigeants du monde entier comprennent que nous n’avons pas d’alternative et parce qu’ils reconnaissent les opportunités à saisir », a estimé le Secrétaire général de l’ONU.

Mais, selon lui, « nous n’en sommes pas encore là ». « Aucun engagement aussi audacieux n’a encore été pris pour mobiliser les financements nécessaires pour atteindre l’engagement net zéro d’ici 2050 ni, plus largement, les ODD », a-t-il dit.

Le rôle des banques publiques de développement

Le chef de l’ONU estime que les banques publiques de développement sont particulièrement bien placées pour jouer un rôle de premier plan dans cette transformation. « C’est essentiel pour redémarrer nos économies et les mettre fermement sur la voie d’un avenir durable et neutre en carbone », a-t-il dit.

Pour y arriver, il estime que, premièrement, les mandats des banques publiques de développement doivent être alignés sur les engagements visant à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 et les ODD.

« J’exhorte les ministres des Finances, qui façonnent l’orientation stratégique des institutions nationales, régionales et multilatérales de financement du développement, à veiller à ce que d’ici la COP 26 (la prochaine Conférence sur le climat qui se tiendra à Glasgow, au Royaume-Uni), toutes ces institutions conviennent d’aligner leurs politiques et portefeuilles sur l’objectif de 1,5 degré Celsius et sur les ODD, et à ce que tous les investissements tiennent compte des risques climatiques et soient résilients au changement climatique », a-t-il souligné.

« Je demande également à toutes les banques publiques de développement de s’engager à renoncer au charbon (…), et à éliminer de toute urgence le financement des combustibles fossiles, et j’appelle tous les gouvernements à éliminer progressivement les subventions aux combustibles fossiles, avec des objectifs et des plans précis assortis de délais », a-t-il ajouté.

Deuxièmement, M. Guterres demande aux « banques publiques de développement de faire davantage pour répondre aux besoins urgents face à la chute dramatique des flux privés et des recettes publiques ».

Troisièmement, il estime que « le financement public du développement doit augmenter considérablement le soutien à l’adaptation et à la résilience, en particulier pour les groupes les plus vulnérables ».

Quatrièmement, « nous avons besoin de plus de transparence pour garantir que tous les financements – publics et privés – soutiennent les ODD et l’Accord de Paris. J’exhorte les pays à travailler ensemble pour adopter des normes, des standards et des mécanismes de certification pour la finance durable », a-t-il ajouté.

Cinquièmement, « nous avons besoin que les banques publiques de développement investissent dans les données et les statistiques qui renforcent la capacité des pays en développement de prendre les décisions nécessaires. Et nous avons besoin que les banques publiques de développement partagent ouvertement leurs données avec les décideurs pour une action mieux coordonnée », a conclu le Secrétaire général. ONU Info

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Le fardeau de la dette des pays les plus pauvres a atteint un niveau record en 2019, selon la Banque mondiale

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Le siège de la Banque Mondiale (Ph.DT)

La dette extérieure totale des pays éligibles à l’initiative de suspension du service de la dette (DSSI) a augmenté de 9,5% pour atteindre un record de 744 milliards de dollars en 2019 par rapport à l’année précédente, selon un rapport publié lundi par la Banque mondiale,

Ces chiffres soulignent l’urgence pour les créanciers et les emprunteurs de collaborer afin d’éviter le risque croissant de crises de la dette souveraine provoquées par la pandémie de Covid-19. En 2019, le rythme d’accumulation de la dette de ces pays était près de deux fois supérieur à celui des autres pays à faible et moyen revenu.

Avant le début de la pandémie de Covid-19, l’augmentation des niveaux de la dette publique était déjà une source d’inquiétude, en particulier dans de nombreux pays les plus pauvres du monde.

En réponse à un appel de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), le G20 a approuvé l’initiative de suspension du service de la dette (DSSI) en avril 2020 pour aider jusqu’à 73 des pays les plus pauvres à gérer l’impact de la pandémie de Covid-19.

Le montant  de la dette des pays éligibles au DSSI envers les créanciers bilatéraux officiels, composés principalement de pays du G20, a atteint 178 milliards de dollars en 2019 et représentait 17% des flux de dette nette à long terme des pays à faible et moyen revenu. 

Au sein du groupe des créanciers du G20, il y a eu des changements importants caractérisés par une augmentation marquée des prêts accordés par les pays membres du G20 qui sont eux-mêmes des pays à revenu intermédiaire.

Par exemple, la Chine, de loin le plus grand créancier, a vu sa part de la dette combinée due aux pays du G20 passer de 45% en 2013 à 63% fin 2019. Au cours de la même période, la part du Japon, deuxième créancier du G20, est restée globalement la même, à 15%.

Plus grande transparence de la dette 

Une plus grande transparence de la dette aidera de nombreux pays à faible et moyen revenu à évaluer et à gérer leur dette extérieure pendant la crise actuelle et à travailler avec les décideurs politiques pour atteindre des niveaux et des conditions d’endettement viables.

« L’obtention d’un niveau d’endettement durable à long terme dépendra d’un changement à grande échelle dans l’approche mondiale de la transparence de la dette et des investissements », a déclaré le Président du Groupe de la Banque mondiale, David Malpass.

« Le temps est venu d’adopter une approche beaucoup plus globale pour s’attaquer à la crise de la dette à laquelle sont confrontés les habitants des pays les plus pauvres – une approche qui implique la suspension du service de la dette ainsi que des efforts plus larges tels que la réduction de l’encours de la dette et une restructuration plus rapide de la dette, fondée sur une plus grande transparence de la dette », a-t-il ajouté.

« La dette est ce qui permet aux gouvernements de disposer des ressources supplémentaires dont ils ont besoin pour investir dans les systèmes de santé, l’éducation ou les infrastructures », a déclaré Carmen Reinhart, Economiste en chef de la Banque mondiale. « Si vous avez un problème de dette, toutes ces ambitions en souffrent. C’est pourquoi il est important de ramener la dette sur un terrain viable le plus rapidement possible. Nous ne pouvons pas nous permettre une autre décennie perdue ».

Le Groupe de la Banque mondiale a pris des mesures pour aider les pays en développement à renforcer leur réponse à la pandémie. Il soutient les interventions de santé publique, s’emploie à assurer la circulation des fournitures et des équipements essentiels et aide le secteur privé à poursuivre ses activités et à maintenir les emplois. 

Il prévoit de déployer jusqu’à 160 milliards de dollars de soutien financier sur 15 mois pour aider plus de 100 pays à protéger les personnes pauvres et vulnérables, à soutenir les entreprises et à favoriser la reprise économique. Avec ONU Info

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RDC: la réhabilitation du réseau routier national, une nécessité pour le développement du pays

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La carte du réseau routier fournie par la Cellule d’Analyses des Indicateurs de Développement (CAID) en septembre 2018

C’est dans cette optique que le Conseil des ministres  vient de lever l’option de  lancer le processus de réhabilitation de la Route Nationale n°1 (RN1), sur  son tronçon Muanda-Boma et de la Route Nationale n°12 (RN12), tronçon Manterne-Tshela, dans la Province du Kongo Central.

C’est depuis lustre que les experts en développement ne cessent d’interpeler les différents gouvernements congolais sur cette nécessité salvatrice qui pourrait impulser le développement de la RDC en un temps record.

Le réseau routier national de la RDC, compte 152.000 Km de routes nationales et provinciales, 7.400 Km de pistes secondaires ainsi que 87.000 Km de routes de desserte agricole.

Celui-ci date de l’époque coloniale, selon le Document de la Stratégie de la Croissance et de la Réduction de la Pauvreté (DSCRP).

Le réseau routier national, est resté pendant plusieurs décennies sans entretien ni subir une cure de jouvence en permanence pour le maintenir en état de praticabilité pour relier la capitale congolaise aux provinces du pays et vice-versa, il se trouve à ce jour, dans une dégradation infernale.

Le Congo-Démocratique, est actuellement le seul pays au monde, où l’unique moyen de déplacement d’une ville à l’autre se fait que par avion pour ceux qui ont les moyens de se procurer un billet d’avion.

Face à ce tableau sombre sur l’état du réseau routier national, le ministre des Infrastructures et Travaux Publics, a du pain sur planche pour réhabiliter  l’ensemble de ce réseau routier national, afin de favoriser la circulation des personnes et des biens vers les centres de consommation sans passer par les airs.

Martin Noël KANKONDE    

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L’Afrique pourrait gagner 89 milliards de dollars par an en freinant les flux financiers illicites (CNUCED)

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Photo: IRIN/John Appiah
Chercheurs d’or au Ghana

Chaque année, on estime que 88,6 milliards de dollars, soit 3,7 % du Produit intérieur brut (PIB) de l’Afrique, quittent le continent sous forme de fuite illicite de capitaux, selon le rapport 2020 de la CNUCED sur le développement économique en Afrique, publié aujourd’hui.

« Les flux financiers illicites privent l’Afrique et ses habitants de leurs perspectives, sapant la transparence et la responsabilité et érodant la confiance dans les institutions africaines », a déclaré le Secrétaire général de la CNUCED, Mukhisa Kituyi.

Les flux financiers illicites (FFI) sont des mouvements transfrontaliers d’argent et d’actifs dont la source, le transfert ou l’utilisation sont illégaux, selon le rapport intitulé « Lutter contre les flux financiers illicites pour le développement durable en Afrique » publié par la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED).

Le document montre que ces sorties sont presque aussi importantes que les entrées annuelles totales combinées de l’aide publique au développement, évaluées à 48 milliards de dollars, et des investissements étrangers directs annuels, fixés à 54 milliards de dollars, reçus par les pays africains – la moyenne pour la période 2013-2015.

Ces flux comprennent la fuite de capitaux, les pratiques fiscales et commerciales illicites comme la facturation erronée des envois commerciaux et les activités criminelles telles que les marchés illégaux, la corruption ou le vol.

De 2000 à 2015, le total des capitaux illicites qui ont fui l’Afrique s’est élevé à 836 milliards de dollars. Par rapport au stock total de la dette extérieure de l’Afrique, qui s’élevait à 770 milliards de dollars en 2018, cela fait de l’Afrique un « créancier net du monde », fait valoir le rapport.

Les FFI liées à l’exportation de produits extractifs (40 milliards de dollars en 2015) sont la principale composante de la fuite illicite de capitaux hors d’Afrique.

Les FFI sapent le potentiel de l’Afrique à réaliser les ODD

Les FFI représentent une ponction majeure sur les capitaux et les revenus en Afrique, sapant la capacité de production et les perspectives de l’Afrique pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD), souligne le document.

Par exemple, le rapport constate que, dans les pays africains où les FFI sont élevés, les gouvernements dépensent 25% de moins que les pays où les FFI sont faibles pour la santé et 58% de moins pour l’éducation. Comme les femmes et les filles ont souvent un accès plus restreint à la santé et à l’éducation, ce sont elles qui souffrent le plus des effets négatifs des FFI sur le plan budgétaire.

L’Afrique ne sera pas en mesure de combler l’important déficit de financement pour réaliser les ODD, estimé à 200 milliards de dollars par an, avec les recettes publiques existantes et l’aide au développement.

Le rapport constate que la lutte contre la fuite des capitaux et les FFI représente une importante source potentielle de capitaux pour financer des investissements indispensables, par exemple dans les infrastructures, l’éducation, la santé et les capacités de production.

Par exemple, en Sierra Leone, qui a l’un des taux de mortalité des moins de cinq ans les plus élevés du continent (105 pour 1.000 naissances vivantes en 2018), la lutte contre la fuite des capitaux et l’investissement d’une part constante des revenus dans la santé publique pourraient permettre de sauver 2.322 enfants supplémentaires sur les 258.000 qui naissent chaque année dans le pays.

En Afrique, les FFI proviennent principalement des industries extractives et sont donc associés à de mauvais résultats environnementaux.

Le rapport montre que la lutte contre la fuite illicite des capitaux pourrait générer suffisamment de capitaux d’ici 2030 pour financer près de 50% des 2.400 milliards de dollars dont les pays d’Afrique subsaharienne ont besoin pour s’adapter au changement climatique et en atténuer les effets.

Les FFI se concentrent sur les produits de base de grande valeur et de faible poids, en particulier l’or.

Promouvoir la coopération

Le document appelle à des efforts pour promouvoir la coopération internationale et régionale la lutte contre les FFI. Elle préconise également le renforcement des bonnes pratiques en matière de restitution des actifs pour favoriser le développement durable et la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030.

Le rapport souligne l’importance de collecter des données commerciales plus nombreuses et de meilleure qualité pour détecter les risques liés aux FFI, accroître la transparence dans les industries extractives et le recouvrement des impôts.

La perte de recettes fiscales au profit des FFI est particulièrement coûteuse pour l’Afrique, où les investissements et les dépenses publiques pour les ODD font le plus défaut. En 2014, on estime que l’Afrique a perdu 9,6 milliards de dollars au profit des paradis fiscaux, soit 2,5% du total des recettes fiscales.

En raison de l’absence de règles nationales sur les prix de transfert dans la plupart des pays africains, les autorités judiciaires locales ne disposent pas des outils nécessaires pour lutter contre la fraude fiscale des entreprises multinationales. Mais les FFI ne sont pas seulement une préoccupation nationale en Afrique.

« Les flux financiers illicites ont un caractère multidimensionnel et transnational. Comme le concept de migration, ils ont des pays d’origine et de destination, et il existe plusieurs lieux de transit », a déclaré le président du Nigeria, Muhammadu Buhari.

« L’ensemble du processus d’atténuation des flux financiers illicites recoupe donc plusieurs juridictions », a-t-il ajouté.

Les solutions au problème doivent passer par une coopération fiscale internationale et des mesures de lutte contre la corruption. La communauté internationale devrait consacrer davantage de ressources à la lutte contre les FFI, notamment en renforçant les capacités des autorités fiscales et douanières des pays en développement, conclut le rapport. ONU Info

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