En RDC, trois millions d’enfants déplacés sont menacés par les violences (UNICEF)

UNHCR/Frederic Noy
Les tueries et les enlèvements continuent en 2021 au Nord-Kivu, en République Démocratique du Congo.
L’UNICEF et ses partenaires apportent une réponse humanitaire

Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) appelle à mettre fin au conflit dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) dont sont victimes les enfants et leurs familles.

L’UNICEF se dit en colère contre « l’indifférence mondiale » face à la situation dans l’est de la RDC. Une indifférence qui, selon l’agence onusienne, menace une génération d’enfants.

« La vie et l’avenir de plus de trois millions d’enfants déplacés sont menacés en RDC alors que le monde regarde ailleurs », alerte le Fonds dans un rapport publié vendredi.

Dans l’est du pays, une succession d’attaques brutales menées par des combattants utilisant des machettes et des armes lourdes a contraint des communautés entières à fuir en emportant avec elles seulement le minimum de possessions. Des familles entières – y compris des enfants – ont été tuées à l’arme blanche. Des centres de santé et des écoles ont été saccagés et des villages entiers incendiés.

« Les enfants déplacés ne connaissent que la peur, la pauvreté et la violence »

Dans son rapport, l’UNICEF appelle à la fin du conflit dans l’est de la RDC qui alimente l’une des pires crises humanitaires au monde. Les chiffres de l’ONU montrent que 5,2 millions de personnes sont actuellement déplacées en RDC, plus que dans n’importe quel pays à l’exception de la Syrie. 50% des personnes déplacées l’ont été au cours des 12 derniers mois.

Les familles déplacées vivent dans des campements surpeuplés qui manquent d’eau potable, de soins de santé et d’autres services de base. D’autres sont hébergées par des communautés locales pauvres. Dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et du Tanganyika, les plus touchées par la violence, plus de huit millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire aiguë.

« Les enfants déplacés ne connaissent que la peur, la pauvreté et la violence. Génération après génération, ils ne peuvent penser qu’à la survie », a déclaré Edouard Beigbeder, le Représentant de l’UNICEF pour la RDC. « Pourtant, le monde semble de plus en plus indifférent à leur sort. Nous avons besoin de ressources pour continuer à aider ces enfants à avoir un meilleur avenir ».

Le rapport de l’UNICEF cite des témoignages d’enfants qui ont été recrutés comme combattants de milices, victimes d’agressions sexuelles et ont subi d’autres violations graves de leurs droits. Ces violations ont enregistré une augmentation de 16% au cours des six premiers mois de 2020 par rapport à l’année précédente.

L’UNICEF et ses partenaires apportent une réponse humanitaire

Fournir une aide d’urgence aux populations déplacées dans l’est de la RDC est complexe. L’acheminement de cette aide est souvent entravé par l’insécurité et la faiblesse des infrastructures de transport.

Un programme de réponse rapide dirigé par l’UNICEF avec des ONG nationales partenaires a apporté des solutions temporaires, en fournissant des bâches, des ustensiles de cuisine, des jerrycans et d’autres articles essentiels à près de 500.000 personnes en 2020.

« Ces distributions d’urgence aident à faire face au choc immédiat du déplacement, mais elles font également partie d’une réponse intégrée qui vise à répondre aux besoins plus larges d’une famille en matière de santé, de nutrition, de protection, d’eau, d’assainissement, d’hygiène ou d’éducation », a déclaré Typhaine Gendron, cheffe des programmes d’urgence de l’UNICEF en RDC.

La sécurité est une préoccupation majeure pour les travailleurs de l’UNICEF et leurs partenaires locaux et internationaux. Alors que la situation reste très instable, l’armée congolaise tente de repousser les milices et de réaffirmer l’autorité de l’État. Pour l’agence onusienne, s’appuyer sur ces minces signes de progrès doit être la priorité et la communauté internationale a un rôle crucial à jouer. Cependant, la solidarité avec la RDC a montré des signes d’effilochage. L’appel humanitaire de l’UNICEF pour 2021, d’un montant de 384,4 millions de dollars, n’est actuellement financé qu’à hauteur de 11%.

« Sans une intervention humanitaire soutenue, des milliers d’enfants mourront de malnutrition ou de maladie, et les populations déplacées ne recevront pas les services vitaux de base dont elles dépendent », a prévenu M. Beigbeder.

Avec ONU Info

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Humanitaire : l’ONU lance un appel record de 35 milliards de dollars pour 230 millions de personnes dans le besoin en 2021

Photo : OCHA/Michele Cattani
Une femme déplacée est assise dans sa tente dans un camp informel à Gao qui accueille 300 ménages qui ont fui leur maison à Tessit, au Mali, en raison du conflit en cours.

L’ONU et ses partenaires ont lancé, mardi, un appel humanitaire record de près de 35 milliards de dollars pour 2021, la pandémie de Covid-19 ayant fait « des ravages » et plongeant des centaines de millions de personnes dans la pauvreté.

Le rapport intitulé « Global Humanitarian Overview » indique que 235 millions de personnes dans le monde auront besoin d’une assistance humanitaire en 2021. Pour la plupart, ce sont des personnes parmi les plus vulnérables, qui sont confrontées à la faim, aux conflits, aux déplacements et aux conséquences du changement climatique et de la pandémie de Covid-19.

« Les budgets de l’aide humanitaire font face à des coupes terribles alors que l’impact de la pandémie mondiale continue de s’aggraver », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU. António Guterres.

Il appelle le monde à « se tenir aux côtés des populations dans les moments les plus sombres de leur vie ». Il s’agit ainsi de se mobiliser pour éviter la famine, lutter contre la pauvreté et maintenir les enfants vaccinés et scolarisés.

En 2020, la pandémie de Covid-19 a modifié le paysage de la réponse humanitaire en rendant 235 millions de personnes tributaires de l’aide internationale. Il s’agit d’une augmentation de 40% par rapport à la même période l’année dernière (160 millions). Ainsi, si toutes ces personnes vivaient dans un seul pays, ce serait le cinquième pays plus peuplé du monde.

Syrie, Yémen, RDC, Burkina Faso et Corne de l’Afrique parmi les urgences

La crise du coronavirus a plongé des millions de personnes dans la pauvreté et a fait monter en flèche les besoins humanitaires. D’ici à la fin 2020, 270 millions de personnes pourraient souffrir d’insécurité alimentaire aiguë, soit plus de 80% de plus qu’avant la pandémie.

La population au Yémen, au Burkina Faso, au Soudan du Sud et dans le nord-est du Nigéria lutte contre la faim, tandis que d’autres pays et régions, comme l’Afghanistan et le Sahel, sont également « potentiellement très vulnérables », a déclaré à la presse le chef des affaires humanitaires de l’ONU, Mark Lowcock.

A l’image de ces dernières années, la Syrie va rester largement en tête des besoins, avec environ 2 millions de personnes supplémentaires qui auront des besoins humanitaires, devant le Yémen et la République démocratique du Congo (RDC).

Pour la crise syrienne, l’ONU demande près de six milliards de dollars pour aider des millions de réfugiés syriens, mais aussi les Syriens à l’intérieur de leur pays où « le ralentissement économique sans précédent a entraîné la perte des moyens de subsistance, la dépréciation de la monnaie et la hausse des prix ».

Toujours au Moyen-Orient, ce sont près de 3,5 milliards de dollars qui sont demandés pour soutenir environ 20 millions de personnes au Yémen, en proie à la plus grave crise humanitaire sur la planète.

Sur le continent africain, un nombre croissant de personnes souffrent d’insécurité alimentaire aiguë en République démocratique du Congo. Dans la Corne de l’Afrique, outre les conséquences de la crise du Tigré éthiopien au Soudan voisin, l’Éthiopie faisait déjà face aux conséquences de l’invasion de criquets pèlerins et de la pandémie. Dans ces conditions, plus de 2,1 millions de personnes supplémentaires ont eu besoin d’une aide humanitaire.

Une hausse « presque entièrement liée » au coronavirus

Au Burkina Faso, l’appel est passé de 424 millions de dollars l’an dernier à 607 millions de dollars cette année. Cette hausse est due à la détérioration de la sécurité alimentaire, mais aussi aux conséquences des catastrophes naturelles et de la pandémie sur la situation socio-économique. Le nombre de personnes dans le besoin est passé de 2,9 millions à 3,5 millions en raison de l’aggravation des conflits et de l’insécurité dans les zones touchées.

Au Mozambique, les besoins sont passés de 35,5 millions de dollars à 254 millions de dollars en raison de l’inclusion de provinces supplémentaires dans le plan localisé de Cabo Delgado.

Le tableau que nous présentons est le plus sombre que nous ayons jamais exposé en matière de besoins humanitaires – Mark Lowcock, chef de l’OCHA

Au total, 34 dispositifs pour 56 pays sont prévus pour ce Plan humanitaire mondial 2021.

« Un choix clair s’impose à nous. Nous pouvons laisser 2021 être l’année du grand retournement – l’effritement de 40 ans de progrès – ou nous pouvons travailler ensemble pour nous assurer que nous trouvons tous un moyen de sortir de cette pandémie », a déclaré Mark Lowcock, chef du Bureau de la coordination humanitaire de l’ONU.

L’augmentation du nombre de personnes qui auront besoin d’une assistance humanitaire est « presque entièrement liée » au coronavirus, a ajouté M. Lowcock.

« Le tableau que nous présentons est le plus sombre que nous ayons jamais exposé en matière de besoins humanitaires à venir », a-t-il fait valoir lors d’une conférence de presse virtuelle depuis Genève. Pour M. Lowcock, « le monde riche peut maintenant voir la lumière au bout du tunnel. Il n’en va pas de même dans les pays les plus pauvres ».

7 personnes sur 10 aidées par l’ONU et ses partenaires

Or, « la crise (Covid-19) est loin d’être terminée », a d’ailleurs précisé de son côté M. Guterres. Selon le chef de l’ONU, le coronavirus « a fait basculer des millions de personnes dans la pauvreté et a fait exploser les besoins humanitaires ».

D’une manière générale, les Nations Unies estiment que la vie des gens dans tous les pays et aux quatre coins du monde a été bouleversée par l’impact de la pandémie. Ceux qui vivent déjà sur le fil du rasoir sont touchés de manière disproportionnée par la hausse des prix alimentaires, la baisse des revenus, l’interruption des programmes de vaccination et la fermeture des écoles. « L’extrême pauvreté a augmenté pour la première fois en 22 ans », souligne le rapport, avertissant que « de multiples famines se profilent à l’horizon ». 

La pandémie a fait basculer des millions de personnes dans la pauvreté et a fait exploser les besoins humanitaires – António Guterres, Secrétaire général de l’ONU

Autre problème, le changement climatique a un énorme « impact ». Huit des dix pays les plus vulnérables sur cette question sont également des Etats où la présence des humanitaires est importante.

Les conflits et les désastres ont provoqué aussi un record de déplacements dans le monde. Au cours de la dernière décennie, le nombre de personnes déplacées à l’intérieur de leur pays par les conflits et la violence a été le plus élevé jamais enregistré. L’ONU estime à 51 millions le nombre de personnes déplacées, nouvelles ou existantes, et le nombre de réfugiés a doublé pour atteindre 20 millions.

A noter que les donateurs internationaux ont octroyé cette année 17 milliards de dollars pour la réponse humanitaire. L’ONU et ses partenaires ont aidé cette année un record de 7 personnes sur 10 parmi celles qu’ils voulaient assister. Sur le terrain, les organisations humanitaires locales et mondiales sont prêtes à sauver des vies et ont donc besoin de la solidarité et d’un financement du reste du monde. ONU Info

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Six travailleurs humanitaires tués en une semaine: l’ONU dénonce des atrocités intolérables

Photo PAM/Fadi Halabi
Des travailleurs humanitaires arrivent dans le camp d’Atma, dans la région d’Idlib, en Syrie (photo d’archives).

Six travailleurs humanitaires ont été tués en une semaine dans des « attaques violentes ciblées » en Somalie, au Soudan du Sud et en Syrie, a indiqué le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), qui dénonce une situation intolérable.

Mardi 27 octobre, deux travailleurs humanitaires somaliens ont été tués à Mogadiscio, la capitale de la Somalie, par des présumés terroristes Al-Shabab. 

Ils oeuvraient à une campagne de vaccination des enfants contre la polio organisée par le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le ministère somalien de la santé.

Au Soudan du Sud, deux travailleurs humanitaires sud-soudanais ont été tués dans deux attaques distinctes commises dans l’Etat de Jonglei situé dans l’est du pays. 

Jeudi 29 octobre, une équipe de l’ONG Plan International a été prise pour cible près de la ville de Pibor. L’équipe venait de fournir une aide nutritionnelle à des enfants et à de jeunes mères affectés par les violences et les inondations. Un travailleur humanitaire a été tué dans l’attaque. 

Le lendemain, un autre travailleur humanitaire de l’ONG sud-soudanaise Nile Hope qui apportait également une aide alimentaire à des civils a été tué par des jeunes armés dans le comté de Canal/Pigi.

En Syrie, mercredi 4 novembre, deux travailleurs humanitaires syriens partenaires de l’UNICEF ont été tués dans le gouvernorat d’Idlib, dans le nord-ouest du pays. Ils se rendaient vers un espace de protection des enfants soutenu par l’agence onusienne lorsqu’ils ont été touchés par des bombardements.

Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires humanitaires, Mark Lowcock, a dénoncé une situation qui « ne peut être tolérée ».

« Les attaques dirigées contre les travailleurs humanitaires sont une violation de du droit humanitaire et un acte obscène contre des personnes qui travaillent dur, souvent dans des circonstances difficiles, pour aider les personnes vulnérables », a déclaré M. Lowcock dans un communiqué publié jeudi.

Les humanitaires tués étaient tous issus des communautés locales

Les six travailleurs humanitaires tués en Somalie, au Soudan du Sud et en Syrie partageaient un point commun. Ils étaient tous des employés locaux d’organisations humanitaires.

« De nombreux travailleurs humanitaires sont issus des communautés qu’ils servent. Dans certains cas, ils ont déjà souffert des effets des conflits, du changement climatique et des catastrophes naturelles, tout comme les gens qu’ils aident », a expliqué M. Lowcock qui est également Coordonnateur des secours d’urgence des Nations Unies. « Pourtant, les travailleurs humanitaires sont de plus en plus dans la ligne de mire ».

Selon la base de données sur la sécurité des travailleurs humanitaires gérée par l’organisme de recherche indépendant Humanitarian Outcomes, les attaques majeures contre le personnel humanitaire en 2019 ont dépassé toutes les années précédentes enregistrées. Au moins 483 humanitaires ont été attaqués et 125 d’entre eux ont été tués.

« Ceux qui commettent ces atrocités doivent être tenus responsables », a souligné M. Lowcock. « Les gouvernements doivent enquêter sur ces meurtres et poursuivre les suspects le cas échéant. Le droit international humanitaire doit être respecté », a-t-il insisté. ONU Info

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RDC: le gouvernement apporte une aide humanitaire à ses ressortissants victimes de la dernière pluie diluvienne à Brazzaville

VPM Kankonde entouré par le Ministre Mbikay et le CMD de la RDC à Brazzaville (Ph. Primature)

Le gouvernement de la RDC va apporter ce mardi 3 novembre, une aide humanitaire d’urgence à ses ressortissants vivant au Congo-Brazzaville, victimes de la dernière pluie diluvienne sur les sites de Mpuya, Bwemba Makoto et Mpoko, rapporte la Primature.

Cette décision a été prise lundi 2 novembre, lors d’une réunion d’urgence présidée par le Premier Ministre Ilunga, à laquelle ont pris part à l’Immeuble Intelligent, le Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur, Gilbert Kankonde Malamba, le Ministre des Actions Humanitaires et Solidarité Nationale, Steve Mbikayi et l’Ambassadeur de la RDC en poste à Brazzaville, Christophe Muzungu.

A ce sujet, le Premier Ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, a donné des instructions claires pour que cette aide d’urgence constituée des aliments, médicaments, couvertures et autres, convoyée par le Ministre de l’Action Humanitaire et de la Solidarité Nationale, puisse parvenir aux sinistrés.

“Le Gouvernement de la République a levé l’option de secourir les ressortissants RD. Congolais vivant au Congo Brazzaville sur les sites de Mpuya, Bwemba, Makoto et Mpoko, car la dernière pluie diluvienne, a causé mort d’hommes, des blessés graves, en plus de dégâts matériels importants dans ces sites”, a précisé Gilbert Kankonde, à la presse.

En cette saison pluvieuse, le Premier Ministre suit l’évolution de ce dossier tout en s’assurant pour que le nécessaire soit fait en faveur de ces derniers en vue d’éviter d’autres drames.

TSHIBUABUA ISSA

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Le prix Nobel de la paix attribué au Programme alimentaire mondial

Photo : UNICEF/Peter Martell
Un hélicoptère du Programme alimentaire mondial (PAM) livre des fournitures indispensables à la population d’Udier, au Sud-Soudan, le 4 mai 2018.

L’agence des Nations Unies en charge de la lutte contre la faim, le Programme alimentaire mondial (PAM) a reçu vendredi le prix Nobel de la paix.

Ce prix a été attribué au PAM « pour ses efforts de lutte contre la faim, pour sa contribution à l’amélioration des conditions de paix dans les zones touchées par des conflits et pour avoir joué un rôle moteur dans les efforts visant à prévenir l’utilisation de la faim comme arme de guerre et de conflit », a indiqué le Comité Nobel norvégien dans un communiqué.

Reçu avec « humilité et émotion », ce prix est « une reconnaissance du travail du personnel du PAM qui met sa vie en danger chaque jour pour apporter nourriture et assistance à près de 100 millions d’enfants, de femmes et d’hommes affamés dans le monde », a indiqué le Directeur exécutif du PAM, David Beasley, dans un communiqué.

« Le prix Nobel de la paix n’est pas décerné seulement au PAM. Nous travaillons en étroite collaboration avec des gouvernements, des organisations et des partenaires du secteur privé dont la passion pour aider les personnes affamées et vulnérables est égale à la nôtre. Sans eux, nous ne pourrions pas aider qui que ce soit », a-t-il ajouté.

Le prix Nobel de la paix n’est pas décerné seulement au PAM – David Beasley, Directeur exécutif du PAM

Le Programme alimentaire mondial est la plus grande organisation humanitaire au monde qui s’occupe de la faim et de la promotion de la sécurité alimentaire. En 2019, le PAM a fourni une assistance à près de 100 millions de personnes dans 88 pays qui sont victimes d’une insécurité alimentaire et de la faim aiguës.

L’’éradication de la faim est l’un des 17 Objectifs de développement durable adoptés par les 193 Etats membres des Nations Unies en 2015.

« Ces dernières années, la situation a pris une tournure négative. En 2019, 135 millions de personnes souffraient de la faim aiguë, le nombre le plus élevé depuis de nombreuses années. La plupart de cette augmentation a été causée par la guerre et les conflits armés », indique le Comité du Nobel dans un communiqué.

La pandémie de coronavirus a contribué à une forte augmentation du nombre de victimes de la faim dans le monde. Les nouvelles estimations du PAM montrent que le nombre de personnes souffrant de la faim dans les pays où il opère pourrait atteindre 270 millions avant la fin de l’année, soit une augmentation de 82 % par rapport à la période précédant la pandémie.

« Face à la pandémie, le Programme alimentaire mondial a fait preuve d’une capacité impressionnante à intensifier ses efforts », indique le Comité Nobel.

Pour le Comité Nobel « le monde risque de connaître une crise de la faim d’une ampleur inconcevable si le Programme alimentaire mondial et les autres organisations d’aide alimentaire ne reçoivent pas le soutien financier qu’ils ont demandé ».

Le Comité Nobel norvégien a souligné que « l’aide apportée pour accroître la sécurité alimentaire ne permet pas seulement de prévenir la faim, mais peut également contribuer à améliorer les perspectives de stabilité et de paix ».

Le Programme alimentaire mondial a participé activement au processus diplomatique qui a abouti en mai 2018 à l’adoption à l’unanimité par le Conseil de sécurité des Nations Unies de la résolution 2417, qui pour la première fois abordait explicitement le lien entre les conflits et la faim. Le Conseil de sécurité a également souligné l’obligation des États membres des Nations Unies de contribuer à ce que l’aide alimentaire parvienne à ceux qui en ont besoin, et a condamné le recours à la famine comme méthode de guerre.

Avec le prix de cette année, le Comité Nobel norvégien souhaite » tourner les yeux du monde vers les millions de personnes qui souffrent de la faim ou sont menacées par celle-ci ».

Le PAM, note le communiqué « contribue quotidiennement à faire progresser la fraternité des nations mentionnée dans le testament d’Alfred Nobel. En tant que plus grande agence spécialisée des Nations Unies, le Programme alimentaire mondial est une version moderne des congrès de la paix que le prix Nobel de la paix est censé promouvoir».

« Le travail du Programme alimentaire mondial au profit de l’humanité est une entreprise que toutes les nations du monde devraient pouvoir approuver et soutenir », conclut le comité. ONU Info

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RDC: le manque de financement oblige le HCR à réduire ses programmes dans un certain nombre de secteurs

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Photo PAM/Ben Anguandia
Distribution de nourriture par le PAM à des personnes déplacées à Kikuku, dans le Nord-Kivu, en RDC.

En République Démocratique du Congo, un manque de financement de 223 millions de dollars a obligé le HCR à réduire ses programmes dans un certain nombre de secteurs.

La fourniture d’abris d’urgence aux familles déplacées internes dans la province du Sud-Kivu s’est arrêtée en janvier et la construction prévue de salles de classe pour les enfants réfugiés de la RDC au Burundi et en Zambie a été suspendue.

Au-delà des financements supplémentaires, le HCR demande aux donateurs de faire preuve de flexibilité lors du versement des contributions, afin que les ressources puissent être allouées où les besoins sont les plus critiques.

Avec ONU Info

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RDC : 22 millions de personnes souffrent d’insécurité alimentaire aiguë (ONU)

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Carte de la RDC (DT)

Trois hauts responsables des Nations Unies ont prévenu jeudi le Conseil de sécurité que plusieurs pays, dont le Yémen et le Soudan du Sud, étaient menacés par la famine en raison de la pandémie de Covid-19.

Outre le Yémen et le Soudan du Sud, sur lesquels il a tenu informé le Conseil de sécurité plus tôt cette semaine, le chef de l’humanitaire de l’ONU s’est dit « particulièrement préoccupé par la République démocratique du Congo ». Dans ce pays d’Afrique centrale, près de 22 millions de personnes souffrent actuellement d’insécurité alimentaire aiguë, le nombre le plus élevé au monde – en raison de la Covid-19 qui aggrave l’impact de décennies de conflit.

Mark Lowcock s’est aussi dit inquiet de la situation dans le nord-est du Nigéria, où la violence des groupes armés extrémistes non étatiques est en grande partie responsable de l’augmentation des besoins humanitaires dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. 

Dans la région africaine Sahel, une recrudescence de la violence et des attaques de groupes armés a déplacé par la force plus d’un million de personnes, dont la plupart dépendent de l’agriculture. « Au total, quelque 14 millions de personnes sont confrontées à des crises ou à des niveaux d’urgence d’insécurité alimentaire – les chiffres les plus élevés depuis une décennie. Rien qu’au Burkina Faso, 3,3 millions de personnes sont actuellement en situation d’insécurité alimentaire aiguë et les conditions de famine augmentent », a noté M. Lowcock.

Dans ce contexte, il estime que le Conseil de sécurité et les Etats membres peuvent prendre des mesures concrètes.

« Premièrement, insister pour que des solutions politiques pacifiques et négociées mettent un terme aux conflits armés. Deuxièmement, veiller à ce que les parties au conflit respectent le droit international humanitaire. Et troisièmement, atténuer l’impact économique des conflits armés et de la violence qui y est associée, notamment en mobilisant les institutions financières internationales », a-t-il dit à l’adresse des membres du Conseil.

« Et vous savez le plus important : intensifier le soutien aux opérations humanitaires et prendre des mesures plus importantes et plus ambitieuses pour soutenir les économies des pays confrontés à une faim grave et à grande échelle », a-t-il ajouté.

Selon Mark Lowcock, l’insécurité alimentaire croissante est l’une des conséquences majeures de la pandémie de Covid-19.

« L’histoire prouve que même au milieu d’un conflit, la famine peut être évitée. Pour l’empêcher, nous devons agir. Et nous devons agir à temps pour faire une différence », a-t-il conclu. « Malheureusement, dans de trop nombreux endroits, le temps presse ».

Il y a deux ans, le Conseil de sécurité avait adopté la résolution 2417, dans laquelle il demandait à être rapidement informé du risque de famine liée aux conflits.

Le chef de l’humanitaire de l’ONU (OCHA), Mark Lowcock, le chef de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Qu Dongyu, et le chef du Programme alimentaire mondial (PAM), David Beasley, ont lancé un cri d’alarme jeudi devant les membres du Conseil concernant la montée de l’insécurité alimentaire et le risque de famine dans plusieurs pays.

« Avant la Covid-19 (…) nous en étions arrivés au point où le risque de famine était confiné aux zones en conflit », a noté M. Lowcock.

Selon le rapport 2019 du Réseau mondial contre les crises alimentaires, 135 millions de personnes étaient confrontées à une insécurité alimentaire aiguë avant la pandémie de Covid-19. Et maintenant, on prévoit que le nombre de personnes souffrant de faim aiguë va presque doubler cette année, pour atteindre 270 millions de personnes. Avec ONU Info

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Kinshasa : le gouverneur NGOBILA réconforte les 18 familles victimes d’un incendie sur l’avenue Dodoma, dans la commune de Barumbu

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Remise d’aide financière aux familles sinistrées (Ph. HVK/Presse)

Le Gouverneur de la Ville de Kinshasa, Gentiny NGOBILA MBAKA, a effectué une visite de réconfort moral  ce matin de jeudi 27 août, auprès de 18 familles qui ont perdu leurs biens dans un incendie qui s’est produit dimanche 23 août, dans la soirée, au numéro A/46,  croisement des avenues Dodoma et Itaga, dans la commune de Barumbu.

 L’autorité urbaine  a remis une somme importante d’argent plus 70 matelas ainsi que les vivres à ces familles sinistrées, avant de les inviter à rendre grâce à Dieu qui n’a pas permis qu’il y ait une perte en vies humaines.

les vivres
Matelas

“Vous devez comprendre, à travers cet incendie, que vous devez demeurer unis et fraternels car les biens matériels ne sont qu’éphémères et la vie humaine vaut plus que tout”, a-t-il conseillé le gouverneur Gentiny NGOBILA MBAKA.

En présence du ministre provincial de l’Intérieur et de la Sécurité, de quelques membres du cabinet et du Bourgmestre de Barumbu, le maire de Kinshasa, a sous une salve d’acclamations, remis en mains propres ces dons aux propriétaires des parcelles victimes de l’incendie.

Les dégâts matériels causés par l’incendie

 Sur son chemin de retour, le Gouverneur de la Ville de Kinshasa  a  transité d’abord par la Régie d’Assainissement de Kinshasa (RASKIN), puis à la Maison communale de Lingwala, pour  s’assurer que toutes les structures devant  l’aider  à  matérialiser  sa politique gouvernementale travaillent pour cette fin.

L’acte posé par le Chef de l’Exécutif provincial à l’endroit de ses administrés, confirme à tout prix,  son souci majeure d’améliorer les conditions sociales de la population kinoise qui est inscrit parmi tant d’autres axes prioritaires.

Martin Noël KANKONDE

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Journée internationale de l’aide humanitaire : « la mobilisation de l’aide en faveur de la RDC n’est pas toujours facile », Diego Zorilla

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Diego Zorilla, Coordinateur humanitaire adjoint en RDC au cours d’une interview à Goma à l’occasion de la journée internationale de l’aide humanitaire. Le 19 08 20 Photo Radio Okapi

Journée internationale de l’aide humanitaire ce 19 août, en Rdc, au moins 19 millions de personnes sont en insécurité alimentaire. Plus de 5 millions sont déplacées.

Selon le coordonnateur de l’action humanitaire en RDC Diego Zorilla, chacune de ces personnes a besoin d’une assistance humanitaire pour pourvoir vivre dignement. Mais la mobilisation de l’aide en faveur de la RDC n’est pas toujours facile, dans un contexte des crises qui durent depuis plus de deux décennies.

« En réalité, nous on essaie d’expliquer d’abord que ce n’est pas une situation mais que c’est une multitude de situations… Ces crises ont des dynamiques différentes : certaines d’entre elles sont très récentes, d’autres sont plus anciennes… On essaie d’expliquer que derrière ces crises il y a des hommes, des femmes et des enfants qui souffrent et que cette souffrance est énorme. Mais, non seulement le nombre de personnes qui souffrent mais la façon dont elles souffrent, le degré de privation », explique le coordonnateur de l’action humanitaire en RDC. Okapi.net

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RDC : conflits et Covid-19 aggravent la faim, alerte le PAM qui demande une aide additionnelle pour sauver des millions de vies

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Des déplacés reçoivent une assistance d’urgence de l’Unicef et de l’ONG internationale IRC (Février 2008). Photo Monuc/Marie Frechon

Alors que les conflits et le nouveau coronavirus s’intensifient en République démocratique du Congo (RDC), aggravant l’une des crises de la faim les plus importantes mais les moins bien financées au monde, le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies a averti ce vendredi que des millions de vies pourraient être perdues si la communauté internationale n’apporte pas une aide accrue.

« Sur les 100 millions de personnes que compte la RDC, quatre sur dix souffrent d’insécurité alimentaire, selon les données les plus récentes à l’échelle du pays », a déclaré Elisabeth Byrs, porte-parole du PAM à Genève, lors d’un point de presse virtuel. Et dans ce lot, 15,6 millions souffrent de « crise » de la faim ou « d’urgence » alimentaire.

Des projections qui pourraient s’empirer. Sans les fonds nécessaires, l’agence onusienne sera en effet obligée de réduire ses rations alimentaires et l’aide en espèces, ainsi que le nombre de personnes aidées. Les interventions visant à traiter et à prévenir la malnutrition aiguë – qui touche 3,4 millions d’enfants congolais – sont en danger immédiat.

D’une manière générale, la malnutrition est particulièrement répandue dans l’est de la RDC. Des conflits et « des décennies de combats ethniques brutaux et opportunistes ont forcé des millions de civils à quitter leurs foyers, souvent à plusieurs reprises ». « Tant de Congolais sont au bord du gouffre, et risquent encore plus de se retrouver au bord du gouffre », a déclaré Claude Jibidar, Représentant du PAM en RDC, cité dans le communiqué de presse.

« Le monde ne peut pas laisser cela se produire, bien qu’il s’inquiète, à juste titre, du lourd tribut que la Covid-19 fait payer aux vies et aux moyens de subsistance ailleurs », a-t-il ajouté.

Et cette année encore, la récolte devrait être inférieure à la moyenne dans une grande partie de la RDC en raison de la sécheresse, des inondations et des infestations de ravageurs, ainsi que de l’accès limité des agriculteurs à leurs champs en raison de l’insécurité et des restrictions de circulation imposées par la Covid-19.

« Pourtant, avec quelque 80 millions d’hectares de terres arables – la deuxième plus grande surface de ce type au monde après le Brésil – et la moitié des ressources en eau de l’Afrique, la RDC a le potentiel de produire plus qu’assez de nourriture pour sa population », a affirmé Mme Byrs.

La RDC face à Ebola, Covid-19 et rougeole

En attendant, des maladies mortelles, comme le paludisme et le choléra, aggravent le problème de la faim. Au moment où la dixième et plus importante épidémie d’Ebola a pris fin en juin, après avoir fait près de 2.300 victimes dans l’est du pays, la onzième épidémie a éclaté dans le nord-ouest et continue de se propager. De son côté, la région du Kasaï central est l’épicentre d’une épidémie de rougeole à grande échelle, qui augmente considérablement le risque de décès chez les enfants souffrant de malnutrition.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la RDC recense 9.537 cas confirmés de Covid-19 dont 225 décès.

Plus largement, la vague de violence qui s’y est déroulée au cours du premier semestre 2020 – dont une partie serait constitutive de crimes de guerre – a déraciné plus d’un million de personnes. La plupart des plus de cinq millions de Congolais déplacés à l’intérieur du pays – la plus grande population de ce type en Afrique – vivent dans des camps de fortune et des zones urbaines où les conditions sanitaires et les soins de santé sont médiocres.

Ce qui les rend particulièrement vulnérables à la Covid-19. « Le PAM fournit à beaucoup d’entre eux de la nourriture ou de l’argent », a relevé la porte-parole de l’agence onusienne.

Face à cette urgence humanitaire et sanitaire, le PAM a besoin de 172 millions de dollars supplémentaires pour être en mesure de mettre pleinement en œuvre son opération d’urgence dans le pays au cours des six prochains mois. Il prévoit de venir en aide à plus de 8 millions de personnes cette année – dont près d’un million de personnes parmi les plus touchées par la pandémie – contre un chiffre record de près de 7 millions en 2019. Avec ONU Info

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